
Injection de toxine botulique à Bordeaux
Traiter les rides d’expression sans figer le visage.
Au centre L’Aparté, le Dr Slodzian traite les rides du front, du lion et les pattes d’oie par injection de toxine botulique. Chaque séance est précédée d’un examen individualisé.
L’essentiel
- La toxine botulique agit sur le muscle, pas sur la peau : elle met au repos les muscles qui impriment la ride.
- Premiers effets en 24 à 48 heures, résultat maximal à 15 jours, durée moyenne de 4 à 6 mois.
- Tarifs de 100 à 350 € selon les zones traitées.
- Certaines zones ne se traitent pas à la toxine — je vous explique lesquelles et pourquoi.
Traiter les rides d’expression sans figer le visage
Les rides du front, la ride du lion et les pattes d’oie ne sont pas des rides de la peau : ce sont des rides du muscle. Elles se creusent à force de contractions répétées, puis finissent par rester marquées même au repos.
C’est exactement ce que traite la toxine botulique : elle agit sur le muscle, pas sur la peau.
Comment ça marche : le muscle, pas la peau
Les muscles du visage sont des muscles comme les autres — des muscles rouges, identiques à un biceps. Comme lui, ils se renforcent quand on les utilise.
Prenez quelqu’un qui fait beaucoup de musculation du biceps. Avec le temps, son bras ne s’étend plus complètement au repos : le muscle a pris du volume et du tonus, et il tire en permanence. On appelle ça un flessum. Quand il arrête la musculation, le bras retrouve peu à peu son extension normale.
Le visage fonctionne pareil. Chaque muscle a un tonus de base, qui produit une contraction permanente, même quand vous ne faites aucune expression. C’est ce tonus qui imprime la ride et la rend persistante. C’est le concept du face recurve. Le raccourcissement des muscles du visage avec le vieillissement.
La toxine botulique met le muscle au repos. Il perd de la force et du volume, la traction permanente s’arrête, et la ride s’efface progressivement.
Un traitement, pas une paralysie
L’objectif des injections de toxine botulique, n’est pas de bloquer le muscle en permanence. Il est de lui faire perdre suffisamment de force pour que la ride ne se voie plus au repos. Qu’un visage bouge et qu’il se plisse en action, c’est normal — c’est même ce qu’on veut conserver.
C’est pour cette raison qu’il faut envisager la toxine comme un traitement, et non comme un acte ponctuel. Au début, la durée de l’effet peut être un peu moins durable : le muscle est fort et son tonus de base élevé. À mesure que sa force diminue, les séances peuvent être plus espacées.
« Est-ce que ça va me figer le visage ? »
C’est la question la plus fréquente en consultation, et la réponse mérite d’être précise.
La toxine ne fige pas le visage : elle met certains muscles au repos. Les expressions sont effectivement moins marquées sur les zones traitées. Mais dans une conversation réelle, l’expressivité ne vient pas seulement de la contraction des muscles du front : elle vient des gestes, des mouvements de la tête, de la bouche, du regard. Rien de tout cela n’est touché.
« Et si ça se voit ? »
En pratique, ceux qui remarquent une injection de toxine sont surtout ceux qui en font eux-mêmes. Quand on le repère chez un acteur ou une actrice à l’écran, c’est parce que la caméra est cadrée sur son visage. Dans la vie, il est rare que quelqu’un fixe vos expressions pendant une heure et demie.
Quand la toxine ne suffit pas
Si la ride est ancienne et qu’une véritable cassure cutanée s’est installée, mettre le muscle au repos ne la fera pas disparaître entièrement. Il faut alors relancer la production de collagène pour décreuser le sillon — par laser ou par radiofréquence microneedling. C’est un traitement complémentaire, pas concurrent.
Les zones que je traite
| Zone | Tarif |
|---|---|
| Ride du lion | 150 € |
| Pattes d’oie | 100 € |
| Front | 200 € |
| Pattes d’oie + ride du lion | 220 € |
| Front + ride du lion | 300 € |
| Front + ride du lion + pattes d’oie | 350 € |
| Nefertiti lift | 350 € |
| Masséters | 350 € |
Les zones que je ne traite pas à la toxine, et pourquoi
Cette liste compte autant que la précédente. Certaines indications circulent largement alors que le rapport bénéfice/risque ne me paraît pas favorable. Voici ce que je refuse, et ce que je propose à la place.
Le pli d’amertume (muscle DAO). Le risque est une asymétrie du sourire, voire une chute de la lèvre — un effet secondaire socialement très gênant, même s’il est temporaire. Je préfère traiter cette zone par myomodulation à l’acide hyaluronique.
Le fripé de la lèvre supérieure. Même logique. Le risque, même faible, est une lèvre supérieure qui ne bouge plus pendant quatre à six mois. Ce n’est pas acceptable pour une indication purement esthétique.
Le fox eyes. Ici ce n’est pas une question de risque, mais d’efficacité : la toxine ne permet d’obtenir qu’une élévation de 5 mm au maximum. Le résultat est le plus souvent décevant, sans rapport avec ce que la patiente imaginait.
Le sourire gingival. La toxine rend le sourire un peu figé et moins ample. Je préfère deux alternatives : la myomodulation à l’acide hyaluronique par l’injection des sillons nasogéniens, ou l’injection des lèvres; en se déroulant lors du sourire, elles atténuent naturellement le sourire gingival.
Le déroulé d’une séance
L’examen clinique. Avant toute injection, j’examine votre visage au repos et en contraction. Je recherche en particulier les facteurs qui exposeraient à une ptose du sourcil ou à l’apparition d’une poche sous-palpébrale — c’est cet examen qui détermine si l’injection est indiquée, et comment elle doit être adaptée à votre anatomie.
Le marquage. Les points d’injection sont repérés et marqués un par un, en fonction de vos muscles et de leur force de contraction. Il n’existe pas de schéma standard : le marquage est individualisé à chaque patient.
La désinfection, puis l’injection proprement dite.
En combien de temps agit-elle, et combien de temps dure-t-elle ?
Les premiers effets apparaissent en 24 à 48 heures. Le résultat atteint son maximum entre quinze jours et un mois : c’est à ce moment-là qu’il faut juger, pas avant.
Je revois systématiquement mes patients en contrôle entre trois semaines et un mois, le délai dépendant de la toxine utilisée.
L’effet dure en moyenne quatre à six mois. Cette durée varie selon la toxine employée et la dose injectée, mais aussi selon vous : le volume et la force de vos muscles, ainsi qu’une activité physique soutenue, tendent à la raccourcir.
Les effets secondaires possibles
Ils sont rares, et tous régressifs. Certains peuvent être corrigés rapidement.
- Ptose du sourcil
- Poche palpébrale
- Ecchymose au point d’injection
- Infection
- Élévation excessive du sourcil, ou sourcil dit « méphisto »
- Ptose de la paupière
- Efficacité moindre qu’attendue
Contre-indications
L’injection n’est pas réalisée en cas de :
- Grossesse ou allaitement
- Maladie de la jonction neuromusculaire : myasthénie, syndrome de Lambert-Eaton, sclérose latérale amyotrophique
- Hypersensibilité connue à la toxine botulique ou à l’un des excipients
- Infection ou inflammation cutanée active au point d’injection
Certaines situations imposent une évaluation au cas par cas, sans être une contre-indication absolue :
- Traitement anticoagulant, ou prise récente d’aspirine ou d’anti-inflammatoires — risque d’hématome majoré
- Traitement en cours par aminosides, qui potentialisent l’effet de la toxine sur la transmission neuromusculaire
- Injection de toxine botulique récente pour une autre indication
Signalez systématiquement l’ensemble de vos traitements en cours lors de la consultation.
Consultation
Toute injection est précédée d’une consultation médicale, au cours de laquelle nous examinons votre visage au repos et en mouvement, discutons de ce qui vous gêne, et décidons ensemble de ce qui est indiqué — y compris de ne rien faire.
Contenu médical validé par
Dr Benoît Slodzian
Médecin généraliste
Pratique exclusive de la médecine esthétique à Bordeaux depuis 2019
RPPS : 10100860021
Formation continue en médecine esthétique et techniques d’injection.
Les traitements présentés sur cette page sont réalisés dans un cadre médical sécurisé, après consultation personnalisée.

Questions fréquentes
Que se passe-t-il si j’arrête les injections ?
L’effet s’estompe progressivement et le muscle retrouve son activité. Comme il a perdu de sa force au cours du traitement, on garde le bénéfice des injections pendant quelques temps.
L’injection est-elle douloureuse ?
La piqûre en elle-même n’est pas très douloureuse, l’aiguille utilisée est très fine. Cependant, certaines toxines peuvent être douloureuses à l’injection.
Quand puis-je reprendre le sport ?
48 h après les injections.
Puis-je me maquiller après la séance ?
Oui, mais il vaut mieux attendre 4 heures. Le plus important est de ne pas appuyer ou frotter les zones injectées.
Faut-il arrêter l’aspirine ou les anti-inflammatoires avant ?
Oui, 48 h avant pour limiter le risque d’ecchymose.
Pour aller plus loin
Vos questions
Partagez votre expérience